Photo du film sur les premières règles

Changer le regard sur les premières règles et accompagner les jeunes femmes

Nous militons pour créer un impact majeur et bousculer les normes !

  • Pour une campagne de communication puissante, ouvrir le dialogue et briser le tabou autour des premières règles
  • Créer des ateliers avec les jeunes
  • Toucher jusqu’aux sphères politiques
Mélanie Mélot, réalisatrice du film "Premières Lunes"
peinture

Si j'avais connu ce film lorsque j'avais 12 ans ...

J’aurai appris à m’arrêter, à ne faire qu’un avec mon utérus, et je ne l’aurai plus vu comme un ennemi.
J’aurai appris à quel point être au contact de la nature est essentiel pour me sentir appartenir à son rythme. Que je suis telle ces belles saisons qui rythment dame nature. 

J’aurai attendu moins de moi. 

J’aurai peut-être été absente du collège au moment où j’en avais besoin, sans avoir peur de ça . 

J’aurai peut-être parlé plus facilement à mes aînées, sœurs, mères, à quel point j’avais mal aux seins avant les règles, que cela me gênait tellement.
Je me serai cachée parce que j’en avais envie à ce moment-là. Pas pour m’exclure mais pour m’introduire dans un espace pour moi, ou personne ne peut m’embêter.

Peut-être, j’aurai vécu différemment ma vie de femme par la suite.
J’ai mis de côté durant des années ma sexualité et mon cycle menstruel, comme s’ils étaient diaboliques. 

Je me serai approprié mon corps comme étant le mien, et en étant la gardienne. 

En étant la gardienne de l’accès qu’auraient les autres dessus.

J’aurai appris à me nourrir de l’énergie sexuelle vitale pour nourrir mes projets, la faire circuler pour me faire faire les plus belles choses. 

Je n’aurai pas aimé forcément faire une fête, je peux vous le dire, cela m’aurait mis mal à l’aise.
Être au centre de l’attention pour mes premières règles avec un corps que je cherchais à cacher, ça aurait été intrusif pour moi, et je comprends que les jeunes filles ne soient pas toutes prêtes à vivre ça.

Par contre…. J’aurai aimé un espace secret, avec d’autres femmes, des mères, des doulas, des sages-femmes, des grands-mères, même des jeunes filles, où j’aurai pu poser toutes les questions que je souhaitais, toutes celles que je n’osais pas poser.

Je n’ai pas eu de guide pour ce passage, et pourtant cela m’aurait été utile pour dépasser mes idées sur mes émotions que je considérais diaboliques, mon cycle fatigant et inutile et mon sentiment de honte par rapport au désir qui se manifestait soudainement.
Le rythme menstruel qui est propre aux femmes n’est pourtant pas amené à leur conscience de façon évidente comme étant un trésor mais plutôt tel un fardeau lourd à porter.

Ce ne sont pas seulement les temps d’introspection ou de pause qui sont important, mais ce sont aussi des moments d’exaltation, de puissance, d’endurance, de ténacité, de partage, de dévotion, de sexualité, de colère, de positionnement et d’expression qui font tous les atouts du cycle menstruel. Toutes ces couleurs qui font que nous sommes plusieurs femmes différentes dans un 1 seul mois. 

Accepter ces paradoxes serait aujourd’hui une révolution intime, un évènement essentiel, à porter à la connaissance d’une jeune-fille qui vient d’avoir ses règles et cela par LA TRANSMISSION.

Elles, qui sont en sur-adaptation totale avec la société capitaliste et performative, de manière permanente, déconnectées de la terre, des mouvements de leur bassin, figées sur une chaise 8heures par jour au collège, puis plus tard encore avec les écrans en trajet et à la maison…

Ce sang qui coule encore entre nos jambes est un rappel physiologique, physique, pour nous souvenir de notre besoin d’aller à l’intérieur de nous-même, d’être à l’écoute de notre énergie, de nos émotions et de nos intuitions.

Ne pas apprendre à écouter amène tout un tas de conséquences désastreuses : ne pas sentir le besoin de se reposer avant de craquer, ne pas écouter le bébé qui descend dans le bassin, ne pas écouter et sentir les sensations douces et puissantes de leur sexualité, ne pas vivre sa sensualité…

Être à l’écoute c’est sentir. Notre utérus est une hutte. 

Mélanie Mélot, réalisatrice

Les premières règles : un enjeux politique et social

Le véritable enjeu politique et social réside dans l’acceptation des menstruations comme une partie normale du cycle féminin.

Ce film, en abordant le sujet des premières règles de manière intime et personnelle, propose de déconstruire les stéréotypes et de montrer les diverses façons dont les femmes, à travers le monde, vivent leur féminité.

Il s’agit de rendre visible la pluralité des expériences féminines et de questionner la manière dont les sociétés, qu’elles soient traditionnelles ou modernes, façonnent le rapport des femmes à leur corps dès leurs premières règles.

Dans un monde où la lutte féministe continue de remettre en question les normes établies, il devient primordial de souligner que chaque femme, quelle que soit sa culture, son origine ou son contexte, porte en elle un désir de liberté, de reconnaissance et de respect. Cela passe par l’acceptation et la compréhension de ce passage vers la femme adulte, un passage qui, dans certains cas, est accompagné de rituels qui n’en laissent pas le choix, mais dans d’autres, peut être vécu comme une source d’autonomie et d’émancipation.

À travers la pluralité de ces expériences, chacune d’elles explorera son féminin sous différentes facettes : modernes, culturelles ou spirituelles. Mais elles partagent toutes un même désir : celui de se libérer des attentes qui leur sont imposées, tout en cherchant une manière unique et personnelle d’honorer ce passage des premières lunes. Chaque mère porte en elle le désir profond de ne pas reproduire les schémas qu’elle a subis, parfois maladroitement, mais toujours avec un amour sincère et incommensurable.

Photo du film ; les premières règles au Rwanda
Photo du film "premières lunes"

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porte voix

Créer une campagne de communication puissante, ouvrir le dialogue et briser le tabou autour des règles !

communication

Créer des ateliers dans les collèges en projetant le film massivement et ouvrant un dialogue sans tabou au moment de l'arrivée des premières règles !

loi

Se faire entendre jusqu'aux sphères politiques, instaurer un congé menstruel dès l'entrée au collège, changer les lois !

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